Oh, Hippie Days ! p.82

29/07/2010

George plane dans sa dope.
Il enlace ses enfants, puis les abandonne à leurs jeux. Et les regarde.
Etre avec eux, simplement là, c’est déjà une occupation à plein temps. Pourquoi vouloir faire autre chose que de les regarder grandir ? Pourquoi même intervenir ? Ne serait-ce pas risquer de leur communiquer une part de notre aliénation ? Au nom de quoi devrait-on les diriger, les orienter, leur imposer notre trip ? Ils ont tout le temps de choisir ce qu’ils auront envie d’être, ou de croire…
Et Manuela :
Tu dois comprendre cela : ce que tu vois ici, notre manière de vivre, c’est nous. C’est notre trip. On n’a pas toujours été comme ça. George est allé à l’université. J’ai quelques diplômes moi aussi. Mais nous ne voulons pas prendre des boulots qui feront de nous de simples rouages du système. Nous ne voulons pas entrer dans le jeu de la compétition, telle qu’on nous y a préparés dès l’école primaire. Nous refusons ce jeu. Nous voulons vraiment que cette société change, et pour cela, nous devons changer nous-mêmes. En demeurant à l’écart de toute cette vie artificielle qu’on achète au prix fort, pour compenser l’horrible aliénation de se trouver enfermés, privés de liberté, à s’abrutir au travail. Nous refusons de consommer des tas de produits inutiles, et nous voulons garder le maximum de temps pour nous, enrichir notre vie spirituelle, respirer la nature, planer. Voilà pourquoi, aujourd’hui, nous sommes pauvres. Pauvres par choix.

A 25 ans, le photographe et journaliste français Alain Dister part aux Etats-Unis avec le grand projet d’embrasser la vague psychédélique qui secoue l’Amérique. Il en tire un livre sorti en 2001, Oh, Hippie Days !, présenté sous forme de journal de bord et réédité en 2006 aux éditions J’ai Lu.

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Tout pour la musique, la saga de l’été

21/07/2010

Oh, god. Maintenant que j’écoute des chansons yéyé, voilà que ça ressort dans mes titres d’articles. Bref, annonce : cet été, je vous parlerai des musiciens qui ont le plus marqué ma vie, que je les écoute encore ou non maintenant. Coups de coeur récents ou souvenirs de lycée, tout le monde aura sa place dans des articles pas trop longs afin de faciliter la découverte ; cependant, on n’est jamais à l’abri d’un soudain afflux de passion… enfin, je tenterai de faire des efforts. Préparez vos esgourdes, donc, il y en aura pour tous les goûts, du sombre comme du clair, du violent comme du doux, mais que de la première qualité, bien sûr. En attendant, vous pouvez stalker mon compte Last.fm pour vous faire une idée des futurs articles. Et, même si ça n’a rien à voir, posez-moi des questions sur Formsprings, je serai ravi d’y répondre. Sur ce, je suis absent pour déterrage de vieux disques, à bientôt. (Crédits photos : aidansmac @Flickr)

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Un genre d’agacement

20/07/2010

En ce chaud mois de Juillet, les sexbloggeuses s’épanchent en commentaires francs et rigolards sur un duo de sites fraîchement mis en ligne, educationsensuelle.com et educationsexuelle.com. Où est le problème ? Selon Sexactu et Zone Zéro Gène (et d’après ce que j’en ai vu), ces sites, au lieu de proposer une véritable information sur la sexualité, abondent en bonne vieille psycho de genre sur le mode « les filles sont sensuelles et les hommes sont des brutes ». De plus, le bazar est payant (3€ par mois), parce qu’on ne va tout de même pas vous filer gratuitement de l’information sur un des sujets les plus sensibles de l’existence. Enfin, le site rassemble tout un groupe de spécialistes prêts à éclairer la jeunesse sur ces envies qui travaillent dans le pantalon, de quoi faire débander direct n’importe quel ado curieux. Et histoire d’enfoncer le clou, les citations et témoignages (dont on peut toujours douter de l’authenticité) nous cassent les noix avec la sensualité à opposer aux comportements brutaux du porno, parce qu’on ne va quand même pas baiser comme des bêtes, un peu de décence.
Bref : une normalisation qui s’oppose à une autre, des clichés idiots, et le tout même pas gratuit : le fantôme de la révolution sexuelle se retourne encore une fois dans sa tombe. Ce qu’on se dit peut-être moins, c’est qu’il n’y a pas que les filles qui souffrent de ces raccourcis…

Oui, car si on sait déjà que toutes les filles ne se pâment pas devant des wallpapers romantiques moches avec des couchers de soleil et des chevaux, il serait aussi bon d’expliquer que les hommes ne sont pas systématiquement avides et brutaux. C’est un commentaire à l’article de Gaelle-Marie qui m’a fait cogiter cette réaction : lisez-le, mais si vous avez la flemme de cliquer, il explique en gros que des tas de filles pensent encore que les mecs sont les seuls à avoir un sexe. Résultat(s), elles se bloquent, persuadées d’être pécheresses ; elles acceptent de subir et de ne rien contrôler ; et, surtout, elles se complaisent dans le cliché du connard de mec qui ne pense qu’à sa bite, hurlant leur grande souffrance sur qui veut l’entendre sans se dire que, peut-être, on en a plein les couilles d’être vus ainsi. Là-dessus, en une phrase, educationsexuelle.com fait fort pour maintenir l’idée de la fille en sucre à protéger du monde extérieur : Les filles doivent être mieux informées et protégées en terme de sexualité, afin de ne pas accepter n’importe quelle pratique et de s’épanouir dans une sexualité de respect et de complicité. « Accepter », « protéger », un vocabulaire de la passivité qui va certainement beaucoup faire avancer les choses grâce à nos spécialistes. De mon côté, je ne prétends être rien : juste un mec qui réfléchit et ça me paraît suffisant pour développer un peu mon avis.

En fait, ces derniers temps ont été riches pour moi en lectures et discussions sur le sujet. Il y a quelques semaines, je relayais ici et là un autre article de Zone Zéro Gène, que ceux de mes lecteurs qui squattent les Et à part ça ont certainement déjà lu (y’a mon trackback en bas de la page). Galle-Marie nous y contait la fabuleuse histoire des parents tout rouges face aux questions de leurs bambins, moment très très crucial qui décide pour des décennies de la vision du sexe de notre gosse. Et la petite de raconter qu’une de ses camarades de récré a été punie par sa mère qui l’a surprise en train de se tripoter : bonjour, c’est 1920 qui frappe à la porte, il voudrait récupérer son mode de pensée. Voilà comment on construit des filles frustrées, bloquées, culpabilisantes, peut-être pour la jeunesse, l’adolescence ou même pour la vie. Et des filles qui, ensuite, s’auto-persuadent qu’elles ont moins de désir que les hommes, qu’elles ont autre chose à penser, que nous ne sommes que des chasseurs (big up le site), ce qui fait qu’elles souffrent (et qu’on s’en prend aussi plein la gueule). La révolution sexuelle a eu lieu mais n’a concerné qu’un certain groupe de personnes, l’éducation de genre qui consacre l’homme comme chef de foyer et la femme comme pondeuse exécutante est toujours en vogue… le silence mère-filles aussi.

Bref : ça, c’était pour être honnête et reconnaître que, oui, les filles, vous n’avez pas de chance, même vos semblables vous prennent pour des connes et vous vous faites bourrer le crâne par la pub, les parents et les fictions. Je suis toujours le premier à dénoncer ce genre de choses ; sauf que maintenant, le garçon en moi a aussi envie de s’énerver, un peu.

Oui, parce que y’en a marre, quand même. Reprenons le commentaire de notre ami, plus haut : J’ai honte d’être un homme. Partout on me fait honte d’avoir une bite et des couilles, d’avoir des envies de sexe. On m’explique que les femmes ne veulent pas de ça. Bien sûr, c’est très bien que les filles parlent et se révoltent contre les clichés, mais c’est plus rare que les mecs gueulent aussi. Et donc, à cette citation, je dois répondre : c’est la pure vérité. C’est possible de se demander, un jour, si on ne serait pas anormal, nous et nos envies envahissantes, face à des filles qui à force de gêne se replient sur elles-mêmes façon escargot alors que, jusqu’à preuve du contraire, elles sont physiologiquement autant ouvertes au plaisir que nous, voire plus ? A force d’attendre parce que pas maintenant mais plus tard peut-être un jour, on en arrive à se demander si la rumeur populaire n’aurait pas raison, et si par hasard on ne serait pas vraiment des brutes ? Alors, certes, on ne réagit pas tous comme notre commentateur, qui en est arrivé à une solution plutôt extrême. Mais, finalement, on se pose autant de questions que les filles dans d’autres situations, parce que oui, les affreux connards que nous sommes trouvent toujours un moment pour réfléchir. Parfois, un miracle arrive et on rencontre, au lit ou amicalement, des filles qui n’ont pas froid aux yeux, ce qui rassure un peu sur l’état de l’humanité. Cependant, ça n’a rien de si évident que ça.

Et puis, c’est bien facile de parler de connards, si on aime sortir avec n’importe quel abruti, car oui, chez les hommes, il y a des abrutis, mais je reste persuadé que la connerie est équitablement présente chez chacun des sexes, donc ça me fait bien rire. Même si les choses ont évoluées et qu’il est plus facile de nos jours d’être un homme qui n’est ni une brute ni un guerrier (ce qui terrorise l’extrême-droite qui parle de féminisation, les cons), le déterminisme de genre n’a pas totalement disparu et a peu à envier à son équivalent féminin. Oui, on peut en avoir rien à branler d’être un meneur, un tueur ou un chef de famille, qui va faire jouir xxx filles dans sa vie et défoncer tout le monde sur son passage. Je n’en veux pas aux filles d’avoir fait leur révolution, elle était bien sûr absolument nécessaire, mais parfois, on croirait comprendre que tout va bien pour les hommes. Si les magazines féminins sont à chier, les magazines masculins n’ont rien à leur envier (comme une amie me le faisait remarquer récemment, on cherche encore les mecs à poil dans la presse féminine) : voitures, costumes, sport et jolies filles, encore une panoplie segmentante pour mieux orienter les consommateurs vers les produits genrés (mot qui n’existe probablement pas). Dieu merci, ma famille me tient à l’écart de ce genre de pression, mais ce n’en est pas moins une que celle que les filles subissent.

Bref, même en 2010, il est encore important de tout envoyer balader, pour dire que : oui, un garçon peut être sensible, oui, une fille peut aimer se faire baiser sauvagement, oui, les hommes se posent des questions, oui, les gens savent réfléchir face au porno, oui, les parents devraient apprendre à répondre à ces questions, oui à plein de choses, évidentes pour certains, scandaleuses pour d’autres. Envoyons balader les spécialistes qui ne font que décrédibiliser d’autres personnes qui sont réellement de bonnes oreilles pour les questions et problèmes de la jeunesse, qui leurs parlent sans tabou de sujets en vogue, en appelant un chat un chat, et sans chercher ni à imposer une sexualité plan-plan, ni le contraire. Et défendons ces blogs et auteurs, dont les constats sont peut-être déprimants, mais plus qu’utiles de nos jours où la sexualité est un immense bordel qu’on croit libéré mais qui ne l’est pas tellement. Et, entre garçons et filles, cessons deux minutes d’entretenir ces clichés idiots, et pour une fois, un garçon vous dit d’arrêter de nous mettre dans le même sac et de penser que le sexe n’est que notre affaire. Même avec toutes les justifications et arguments du monde, même les plus vrais, l’homme n’en reste pas moins blessé par certaines paroles et comportements.
Changer les comportements est l’affaire de tous, autant de ceux qui peuvent diffuser largement un message que de nous tous, dans notre vie de tous les jours, nos actes, nos paroles. Il fait chaud, libérons-nous et mélangeons-nos les uns les autres comme on veut, avec qui on veut, quels que soient nos fantasmes, avec ou sans plastique, c’est ça finalement, la seule et unique vérité.

Mise à jour : Tata du blog Linottes me répond avec son article Personne n’est parfait… mais certains plus que d’autres !

Et à part ça ? J’ai terminé le livre sur Actuel, qui était très intéressant, et j’ai entamé Oh Hippie Days d’Alain Dister, bouquin dans lequel le journaliste raconte son voyage aux Etats-Unis durant les années psychédéliques. Pendant ce temps, Arte diffuse des documentaires sur les communautés alternatives 60es. Un peu plus et je vais partir élever des chèvres et casser mon ordinateur.

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Partie du jour, Project Zero 3 : The Tormented

13/07/2010

Voilà plus de deux ans que je parle de la saga Project Zero sur le net, et pourtant, je n’ai pas encore fini ce troisième épisode. Pour les noobs qui se cachent, Project Zero alias Fatal Frame est une série de survival horror apparue dans le sillage du succès des films Ring et compagnie, mais qui se différencie de ces derniers en plaçant l’action dans une ambiance traditionnelle plutôt que moderne. En effet, les environnements que l’on visite sont de vieux villages ou de vieux manoirs japonais, abandonnés depuis des lustres et hantés par de nombreux spectres. J’ai déjà parlé du premier épisode, du second et de la (non-)localisation du quatrième, finalement traduit par les fans. Project Zero 3, sorti en Février 2006 (directement à 40€, si je me souviens bien), conserve la formule qu’on aime tant tout en y apportant quelques nouveautés. Voyons voir quoi.

Jusqu’ici, les Project Zero emmenaient les personnages dans des lieux dont ils ne pouvaient s’échapper : ici, l’action se passe dans les rêves, et le jour, on se balade dans la maison de Rei Kurosawa, l’héroïne du jeu. Photographe amateur, elle a perdu son fiancé dans un accident de voiture, alors qu’elle était au volant. Quelques temps après, en séance photo dans un vieux manoir, elle aperçoit son fantôme et, tout d’un coup, tout change autour d’elle : elle se retrouve dans l’immense bâtisse délabrée qui, depuis, hante ses rêves chaque nuit… Le soir, lorsqu’elle se couche, on retourne dans le manoir pour continuer notre partie. La maison ne sert donc à rien ? Détrompez-vous : au départ, elle fait figure de lieu tranquille et rassurant où l’on se repose en caressant le chat et en écoutant tomber la pluie. Sauf que, au fur et à mesure, les abominations croisées au manoir viendront vous faire coucou dans la vraie vie. Autant dire qu’on n’est plus tranquille nulle part…

Dans cette maison loge aussi l’assistante de Rei, qui n’est autre que l’héroïne de Project Zero, Miku Hinasaki. Elle vous sera d’une grande aide en faisant des recherches sur ce que vous apprendrez dans le manoir : confiez-lui un nom, une photo ou un lieu, et elle vous apportera des renseignements. Une autre des nouveautés de Project Zero 3 se trouve là : les collègues de Rei sont liés aux épisodes précédents. Miku cherchait son frère dans le manoir du premier épisode, et un certain Kei Amakura est l’oncle de Mio Amakura de Project Zero 2. Tous deux connaissaient Yuu, le fiancé de Rei. Tout ce petit monde s’unit pour comprendre le mystère du Manoir du sommeil et, phénomène intéressant, ce melting-pot fait débarquer des morceaux des jeux précédents dans certains rêves. Aussi, chaque personnage a des capacités, comme déplacer de gros meubles ou se baisser dans d’étroits passages. Le déroulement du jeu étant scripté, on ne peut pas les choisir, mais il reste nécessaire de se souvenir quelquefois des passages inaccessibles pour y revenir ensuite avec la bonne personne.

Aussi, dans la maison, vous disposez d’une chambre noire pour développer certains clichés pris au manoir, pour les remettre ensuite à Miku. Dans la chambre de Rei, vous pourrez même écouter des bandes envoyées par Kei, souvent des témoignages d’autres personnes touchées par ces cauchemars… Et si vous n’avez pas peur, vous pouvez aussi visiter la chambre de Yuu, mais elle n’est pas très rassurante ! La qualité de Project Zero 3 est là : même si tout ça est très linéaire, la recherche et le recoupement des informations sont un peu plus complexes. Rien de révolutionnaire pour autant, on est toujours dans une légende glauque des familles, et les cinématiques sibyllines et graineuses sont toujours de la partie. On doit aussi toujours courir après les pellicules, les lentilles spéciales et autres objets utiles, sans parler des clés et mécanismes. Troisième épisode oblige, la réalisation est de qualité, autant dans le cours du jeu que pendant les cinématiques. La jouabilité est la même, les décors précalculés nécessitent de s’habituer un peu au déplacement de notre personnage. Au final, l’aventure est toujours aussi prenante, et semble plus généreuse en durée de vie que ses prédécesseurs. Pas d’infos sur un 5ème épisode pour l’instant : raison de plus pour choper une copie du 4, sachant qu’une traduction française est en cours !

Et à part ça ? J’étais à la Japan Galaxy Night Samedi dernier, un event organisé à l’école Epitech de Lyon. Une idée qui tombe bien en ces temps de chaleur intenable : la nuit, c’est plus doux… Dans l’amphithéâtre, on retrouvait les jeux classiques de l’association Lyon Hoshi, ainsi que des projections, dont les OAV Macross Plus. D’autres salles étaient réservées au karaoke, jeux de société, Maid Café, ou salle de repos (bonne idée). Une nuit sympathique, mais qui amène quand même une question : à quand une vraie nouvelle convention avec des invités et tout le bazar à Lyon ?

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Summer make good

11/07/2010

C’est l’été depuis quelques temps, la Japan Expo est finie et les nouvelles séries animées japonaises débutent sur les chaînes nippones. Comme d’habitude, il y a des choix à faire, et voici ma petite sélection personnelle.

Highschool of the dead, adaptation du manga du même nom de Daisuke Sato par le studio Madhouse. Culottes, poitrines, sang, amour et zombies, voilà un programme fort alléchant pour cette série de 13 épisodes (selon Anime News Network). N’ayant pas lu le manga, je ne sais pas comment l’histoire se poursuit, le cadre du lycée envahi par les morts-vivants pouvant vite se révéler limité à moins de faire s’enchaîner directement les épisodes (et ne faites pas les GÂCHEURS attention). Reste que cette ouverture était divertissante, offrant un peu de sang et quelques délicieux attributs féminins. D’ailleurs, le générique de début n’hésite pas à offrir sans ambages le meilleur de nos héroïnes. Pour l’anecdote, le fameux thème de 28 Jours plus tard, déjà utilisé dans Kick-Ass, fait une apparition dans cet épisode ; de quoi faire d’Highschool of the dead LA véritable série B animée de l’année. Vivement la suite.

Shiki, adaptation d’un manga tiré d’un roman de Fuyumi Ono, auteur de la saga des Douze Royaumes. Après avoir vu l’image ci-dessus et lu qu’on tenait là l’anime mystère/horreur de la saison, je n’ai pas hésité plus longtemps. Le premier des 22 épisodes mélange les genres entre ébauche de comédie, romance à l’eau de rose, visions mystérieuses et morts suspectes (avec supplément asticots). La jeune Megumi en a par-dessus la tête de son village de campagne, rêve de sorties en ville et de beaux garçons : pourtant, elle s’interroge sur l’immense bâtisse tout juste construire sur les hauteurs du village. Qui va habiter là ? Pendant ce temps, des villageois décèdent de façon inexpliquée. Il semblerait qu’il ne soit pas très sûr de s’aventurer vers la demeure… Un bon début qui oscille entre le mignon et l’étrange, de quoi susciter ma curiosité. Notons que Shiki est la nouvelle série labellisée Noitamina, après House of five leaves et The Tatami Galaxy.

Occult Academy, nouvelle série du projet Anime no Chikara, après Sora no Woto et Senkou no night raid. Avec Shiki, cette série promet d’être l’autre puit à mystères de l’été. Projet original, Seikimatsu Occult Gakuin nous fait entrer dans une université dédiée aux sciences occultes, dont le créateur vient juste de trouver la mort. Sa fille Maya, qui déteste l’école, se rend à contre-coeur à ses funerailles, qui vont vite dérailler à cause d’une invocation mal placée… Ce premier épisode m’a surpris en raison de ses passages comiques, ce qui crée une mixture étrange ; je n’ai pas non plus beaucoup accroché au caractère buté de l’héroïne. Cependant, cette superbe école au milieu de nulle part a de quoi intriguer, et la fin de l’épisode est pour le moins surprenante. A suivre, donc, surtout pour un dangereux sataniste occultiste comme moi ! (je m’habille en noir, ça ne fait aucun doute)

Un anonyme du net a dit : gros seins + nekomimi + aliens = plaisir coupable garantis. Après cet épisode d’Asobi ni iku yo, je suis plutôt d’accord pour le suivre. Pas qu’on tienne là quelque chose qui soulève des montagnes, mais au moins suffisamment de fantastique et de fan service chatoyant pour se vider la tête cet été. Le pitch parle de lui-même : un jour comme ça, une alien sculpturale à gros seins et oreilles de chat débarque dans la vie de Kio, qui va l’accueillir chez lui tout en manquant de perdre tout son sang à plusieurs occasions. Sauf que, la jeune extraterrestre semble attiser la convoitise de diverses organisations, toutes prêtes à lui mettre le grappin dessus. A côté de ça, les copines qui entourent Kio semblent apporter le quota de scènes de jalousie haremiesques à la série. Bref, on ne va sûrement pas beaucoup réfléchir, mais les doubles jeux des personnages, l’intrigue from outer space, le chara-design mignon et enfin la belle alien peuvent donner une mixture divertissante. Par contre, trop de 3D moche tue la 3D, mais bon, tant pis.

Bilan de tout ça ? Des seins, des filles, du sang, des meurtres et du mystère : que demande le peuple ? En plus, j’étais également tenté par Amagami SS en raison de son chara-design chatoyant, mais ce n’est pas vraiment le moment pour une série de romance lycéenne. En tous cas, n’hésitez pas à utiliser cet article pour commenter la diffusion desdites séries (sans trop spoiler avidement, si possible, en prévenant avant), ou pour me prévenir qu’il se passe quelque chose d’exceptionnel que je ne dois pas manquer dans un autre titre. Sur ce, je retourne avoir chaud devant mes animes.

Et à part ça ? La Japan Expo est donc passée et les comptes-rendus se sont multipliés ces derniers jours ; je me contenterai donc de quelques mots en images, pour dire que j’ai majoritairement passé mon temps entre les stands Brigade SOS (site), Kawasoft (site) et Touhou.net (site), qui rassemblaient une bonne partie des quelques otakus égarés dans le salon. Tous ces joyeux festivaliers organisaient des danses, chants, tournois de jeux, et proposaient divers produits, notamment Kawasoft qui traduit des Visual Novels. Après une tentative laborieuse en origami, j’ai également traîné au stand Nico Nico Douga, du nom du site de partage de vidéos japonais : un livestream de la Japan Expo y était installé, et l’on pouvait faire coucou au japonais et même leur glisser un mot au micro. La danseuse Yumiko est même venue interpréter quelques chorégraphies issues de l’univers Vocaloid et des chansons d’Hatsune Miku. La Brigade SOS, quand à elle, a étendu sa conquête du monde en entonnant le Kumikyoku Nico Nico Douga devant le stand, un medley de chansons issues d’animes et de la culture otaku.
L’autre grand moment de la convention fut la cérémonie de remise des Total Manga Golden Blog, concours pour le fun dont le podium accueillait un collègue : FFenril.info. La remise des trophées fut aussi l’occasion de prendre des photos pour un clip d’hommage aux participants publié sur le site (vous pouvez m’y chercher). Notons au passage qu’une cérémonie parallèle s’est ensuite déroulée au stand SOS, sacrant à nouveau FFenril comme sauveur de la blogosphère, après que la place lui fut ravie par votre serviteur…
(sinon, emporté par la foule des fanboys, j’ai aussi assisté à la conférence de Yukari Tamura, habillée en sweet lolita pour l’occasion ; ce fut un moment assez involontairement drôle en raison des problèmes de traduction et d’une méconnaissance apparente du schmilblick. Le producteur nous a également encouragés à voir le film Nanoha par tous les moyens)
Côté copains, il y eut bien sur les inévitables restos et rencontres diverses, ainsi qu’un petit jeu de Guess the anime avec Smankh, nyo, Phlogistique, FFenril, Pralyn, Naouak, Julien et (parfois) moi. De bons moments, même si la Japan Expo n’est pas toujours le lieu le plus propice aux discussions, en raison du bruit permanent et de la difficulté de s’asseoir dans un coin tranquille. Aussi, au 4ème jour, je me suis dit que 3 auraient suffi, car on peut vite se lasser et se fatiguer, surtout par cette chaleur. A ce propos, les salles de projections étaient un bon exutoire pour les plus rôtis d’entre nous car elles étaient merveilleusement climatisées. Dommage que je n’y sois allé que pour voir le remontage en 60 minutes de Tokyo Magnitude 8.0, qui sabrait (mal) de nombreuses scènes pour ne garder que les passages larmoyants.
Pour conclure, un grand merci à Phlogistique et toute sa famille pour son hospitalité, et bon courage pour vivre avec les aliments bio bizarres !

Après la Japan Expo, j’ai profité du Festival Paris Cinema et de sa programmation spécial Japon, avec quelques films : Mind Game de Masaaki Yuasa (Kaiba, The Tatami Galaxy), film d’animation déjanté au visuel foisonnant et unique, Solanin, adaptation live du manga du même nom sur la dure vie des jeunes musiciens perdus entre leur passion et la vie réelle, Garden of Sinners, alias Kara no Kyoukai 1, premier film de cette longue saga, où des personnages classes philosophent sur la mort devant la lune au milieu d’une vague de suicides, et Lost in Translation de Sofia Coppola, alias 1H40 de fanservice sur Scarlet Johansson et de scènes amusantes sur le décalage culturel occident>Japon, pour finir sur une mignonne histoire d’amour. Tout ça oscillait entre le bien et le très bien, je ne suis donc pas déçu.
D’ailleurs, bravo au CROUS local pour sa réduction étudiants qui amenait le prix du pass de 30€ à 16 et quelques.
Et tant qu’on est sur le Festival Paris Cinema, trois très bons films de fantômes japonais sont diffusés gratuitement les 10, 11 et 12 Juillet prochain. Ne les ratez pas !

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Les Ailes Grises en Blu-Ray

26/06/2010

Les aventures des anges de Guri (Ailes Grises en France, Haibane Renmei au Japon) arriveront en Blu-Ray japonais le 22 Juillet prochain. Au programme, selon CDJapan : pas de sous-titres, mais le doublage anglais ; un livret, une jolie box, un des OST et un DVD de bonus. Une édition semble-t’il limitée, qu’il faudrait donc se dépêcher de précommander. Une image du coffret, ce serait possible…? *implore*

Mise à jour : Il suffisait de demander, Amazon met en ligne les visuels du coffret.

Et à part ça ? Regardez la série, hein, bien sûr. C’est tout.

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Saya no Uta, la traduction

25/06/2010
Tu viens jouer avec moi ?

Saya no Uta est un Visual Novel (roman interactif) développé par la société NitroPlus en 2003, qui s’est fait une petite réputation en raison de son pitch étrange : après un accident de voiture coûtant la vie a ses deux parents, Sakisaka Fuminori se réveille à l’hôpital avec les sens pour le moins altérés. Jugez plutôt : le monde lui apparaît comme un étalage de viande et de viscère, et ses amis comme des monstres répugnants. Au milieu de cette horreur, il rencontre Saya, jeune fille évanescente dont il perçoit encore la forme humaine… Très vite, sa relation avec ce petit ange venu de nulle part va prendre une forme que vos pires cauchemars ne peuvent esquisser.

Grâce au travail d’Ileca, et à l’aide de divers beta-testeurs dont moi-même, le patch français est désormais disponible. Disclaimer d’usage : si vous êtes mineur ou sensible, passez votre chemin, car Saya no Uta virevolte entre la violence, la pornographie et la cruauté. En revanche, si cela vous attire encore plus maintenant que je l’ai dit, n’hésitez pas à plonger dans cette histoire qui, en plus de donner de fortes sensations, se montre parfois touchante, et bénéficie qui plus est d’une bande originale de premier ordre. Et, comme vous êtes super gentils, vous commenterez l’article d’Ileca pour signaler les bugs et/ou le remercier pour son travail. Ici, on peut juste débattre sur « Yoh ou Saya », mais c’est déjà ça. Bon jeu à tous !

Et à part ça ? La Japan Expo approche, ainsi que le Festival Paris Cinéma. Semaine chargée et pleine de choses cools à venir. On en reparle.
(ah tiens et j’ai eu mon année)

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Fantômes japonais #5 : La maison qui rend fou

16/06/2010

Un petit interlude dans ce thème des fantômes japonais, puisque le film dont je vais vous parler aujourd’hui n’appartient pas à la vague post-Ring que j’explorais jusque-là. House, alias Hausu, sorti en 1977, est l’oeuvre de Nobuhiko Obayashi, réalisateur de publicités mais surtout de films expérimentaux. Etrange, hilarant, grotesque, angoissant, niais, surréaliste, Hausu réussit l’improbable mélange de l’esthétique de feuilleton à l’eau de rose au film horrifique/fantastique, le tout plongé dans une mare d’effets psychédéliques. Surréaliste et unique, Hausu est une de ces merveilles totalement incomparables qu’on se doit de voir si l’on est un amateur de curiosités…

Imaginez le club des 7 en vacances enquêter à la Scooby-Doo dans une maison vivante pleine de pièges absurdes : l’image qui se formera dans votre tête n’approchera jamais ce qu’est vraiment Hausu. Clairement coupé en deux, le film donne tout d’abord l’impression de se trouver face à une fiction lycéenne niaise comme la mort. Et pourtant, la suite est une des hallucinations visuelles les plus puissantes que j’ai eu l’occasion de voir.

Commençons d’abord par présenter nos 7 copines : il y a Melody, Fantasy, Prof’, Sweety, Kung-Fu, Mac et Angel, nommées selon leur caractère, la gloutonne, l’intello, la sportive, la musicienne… A l’approche des vacances, elles sont un brin fofolles car elles vont passer quelques jours avec leur professeur préféré, M. Togo, dans l’auberge de sa soeur. Malheureusement, changement de programme : en pleine maternité, elle ne peut s’occuper de l’auberge, les voici donc contraintes de trouver un autre plan. C’est un mal pour un bien : Angel devait passer ses vacances sans elles, chez sa tante, et leur propose alors à toutes de l’accompagner. Une lettre plus tard, les voici ensemble au milieu de la campagne, dans cette mystérieuse grande maison, avec un étrange chat blanc comme compagnie. Il n’en faut pas plus pour que le film bascule : mais, ceci dit, les 25 premières minutes n’étaient déjà pas mal.

En effet, qui peut dire face à quoi il se trouve pendant ce début de film ? On se perd entre le feuilleton lycéen niais, la comédie musicale, l’humour surréaliste, les flashback sépia (avec cartons de film muet), et même une séquence animée qu’on croit toute droit sortie de l’époque psychédélique. Et pendant ce temps, les jeunes actrices surjouent volontairement, et les décors volontairement visibles esquissent le visuel ovniesque du film. Et que dire de la musique ? Un mélange de pianos sirupeux et de pop guillerette qui ne quitte pas l’image une seconde. A ce niveau-là de l’article, vous êtes peut-être en train de vous prendre la tête dans les mains : mais ne partez pas, car cette première partie est véritablement géniale, drôle, étonnante… Obayashi est malin : quand on caste un groupe de filles, il faut jouer des scènes qui représentent leur imaginaire insouciant à l’eau de rose ; et déposer, ça et là, quelques indices mi-déroutants mi-inquiétants pour intriguer le spectateur. Une fois piégé, celui-ci n’a d’autre choix que d’entrer dans ce rollercoaster visuel qu’est l’heure de film qui se déroule dans la maison.

Et quelle maison, mes ami(e)s ! Vous l’avez compris, j’ai vu un certain nombre de films de fantômes asiatiques, et une bonne partie se déroulaient dans des maisons. Hausu est le premier véritable film de maison hantée de la liste, même si la série des The Grudge pouvait prétendre au titre : la différence, ici, c’est que c’est la maison qui vous attaque, les objets, lampes, téléphone… En d’autres termes, la maison est vivante ! (si l’on peut dire…) Et ce choix est pour beaucoup dans le côté loufoque et surprenant des attaques, car on ne va pas se mentir, nos vacancières vont passer un sale quart d’heure. Et pourtant, le film oscille toujours entre l’angoisse et l’absurde, macabrement guilleret me paraît être la meilleure façon de le décrire. Je l’ai vu deux fois avec d’autres personnes, et le rire est clairement une des réactions les plus fréquemment retrouvées : l’humour noir est fréquent, pour notre plus grand plaisir. Croyez-moi : Hausu est le meilleur choix pour votre prochaine soirée de l’étrange, car en plus d’être génial, il permettra d’amuser vos convives et vous-même.

L’avantage de l’histoire d’Hausu est d’être tombée dans les mains d’un réalisateur de courts d’avant-garde, alors qu’elle aurait pu être traitée de façon très banale ailleurs. L’excentricité du visuel et de la réalisation donne une patte unique au film qui le place à part dans l’histoire du cinéma japonais. Mais si Hausu est si surprenant, c’est avant tout grâce à l’imagination de la propre fille d’Obayashi, Chigumi, qui lui a inspiré la plupart des situations du film. J’étais impressionné par l’imagination de ma ciné-addict de fille, raconte Obayashi. Au départ, Hausu est né d’une réaction des japonais au succès des Dents de la mer de Steven Spielberg, sorti deux ans plus tôt. A l’époque, les studios Toho, qui hébergeaient notre jeune réalisateur, en voulaient une sorte d’équivalent japonais ; Obayashi, pas plus motivé que ça, est arrivé avec cette histoire de maison, et Hausu est né. Ce n’est que des années plus tard qu’il a réalisé à quel point ce film a été important pour le cinéma japonais et les jeunes réalisateurs…

A ce jour, Hausu est disponible en DVD anglais dans la collection Masters of Cinema. Plusieurs interviews intéressantes sont à compter dans les bonus, qui reviennent sur la création et le tournage du film. Un incroyable t-shirt est également en vente, uniquement aux Etats-Unis, malheureusement. Pour l’anecdote, à l’époque, Hausu était un projet multimédia, accessible sous forme de romans, bande dessinée et feuilleton radio : finalement, le film est devenu culte. Les jeunes spectateurs en quête de sensations fortes se pressaient à l’entrée des salles. Le phénomène fut immédiat. Aujourd’hui, même 33 ans après, n’hésitez pas à redécouvrir ce film, il n’a pas pris une ride ; pour ma part, c’est un des plus grands coups de coeur de mon expérience de cinéphile. Et à l’approche des vacances, il pourrait donner des idées : qui vient avec moi dans un manoir perdu ?

Et à part ça ? La beta publique de l’agrégateur Nanami est en ligne : en quelques mots, c’est un nouvel agrégateur de blogs pour la communauté otageek française, autour des loisirs japonais, modernes ou anciens, des jeux vidéo, des évènements… Horizon Désarmant y est bien évidemment référencé. Deux mascottes féminines seront ajoutées au design final, je ferai un article séparé à ce moment-là.

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Brace for impact

13/06/2010

Du 1er au 4 Juillet aura lieu le 11ème impact de la Japan Expo, plus grand salon français autour des loisirs japonais et du jeu vidéo. C’est au Parc des expositions de Villepinte et vous savez quoi, j’y serai. Si ça vous dit de me retrouver, laissez un commentaire ou cherchez un garçon aux cheveux longs et avec un sac Serial Experiments Lain ! Parmi les invités de cette année, on compte Hideo Kojima, le créateur de Metal Gear Solid, Tsukasa Hōjō, auteur de Cat’s Eyes et City Hunter, et Masakazu Katsura, auteur de Video Girl Aï et I »s, dont deux des héroïnes illustrent cet article. Autant vous dire que je suis impatient, j’espère ne pas être étouffé par la masse de visiteurs ; à propos du futur, un compte-rendu sera posté sur le blog, sauf empêchement manifeste. A dans trois semaines !

Et à part ça ? C’est simple : pooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo #vuvuzela

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Actuel et hors-la-loi

4/06/2010

Les vrais le savent, en plus de rédiger le blog que vous lisez actuellement, j’aimerai professionnaliser cette activité en m’installant dans n’importe quelle rédaction qui voudra de moi. Voilà pourquoi, depuis quelques temps, je découvre diverses histoires du journalisme, en plus de ce que je vois en cours, avec un faible évident pour les aventures alternatives et remuantes. Après avoir lu la biographie d’Hunter S. Thompson par William McKeen, Journaliste et hors-la-loi, je découvre l’histoire de ses rejetons français, Actuel, dans Les années Actuel, sorti en Mars dernier aux éditions Le mot et le reste. Ou, pour résumer, la face underground et iconoclaste du journalisme, nourrie des grands auteurs américains comme Hemingway pour Thompson, et de la beat generation pour Actuel. Des gens qui, sans se connaître, ont tous vécu ou traversé l’époque beatnik/psychédélique américaine. On en reparlera sans nul doute ici, et en attendant, maintenant que Dennis Hopper est mort, sachez que France 3 diffuse demain à 23H45 Easy Rider, le film culte qui portait en lui tous les rêves de liberté de la génération Peace & Love. Avec le soleil, on aurait presque envie de sortir torse nus et de se peindre des fleurs sur le corps. Non ?

Et à part ça ? Fuzati, le MC dépressif du Klub des loosers, laisse reposer son écriture pour sortir Spring Tales, CD regroupant 21 instrus d’ors-et-déjà en écoute sur Deezer. Pour ceux qui attendent de nouveaux textes, il faudra patienter jusqu’à la fin de l’année…
Sinon, le dernier numéro de Technikart est sorti, et, pur hasard, nous sort un article sur les catho/fachos français sur le net, voir article du dessous et mes autres blogs… Je ne sais pas si je dois me réjouir ou non de connaître (un peu) le sujet, mais il se trouve que je vais certainement retrouver des noms connus dans l’article. Vite, un kiosque…

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